Stimulation magnétique transcrânienne pour réparer les neurones

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Une équipe de chercheurs a étudié le rôle de la stimulation magnétique de faible intensité dans le mécanisme de réparation du cerveau et constaté son efficacité.

Stimulation magnétique transcrânienne

La stimulation magnétique cérébrale, technique non invasive, est de plus en plus utilisée en neurologie et en psychiatrie dans le but de déclencher des mécanismes intrinsèques de réparation du cerveau; notamment dans le traitement des troubles obsessionnel compulsif, la dépression, la schizophrénie, la fibromyalgie… Pourtant les mécanismes qu’elle enclenche sont encore mal connus.

Une équipe scientifique , dirigée par Rachel Sherrard, professeur à la Sorbonne (Université) en collaboration avec l’université d’Australie Occidentale, a mis en évidence pour la première fois le rôle d’une protéine impliquée dans ce processus de réparation des neurones.

Ces travaux, publiés dans la revue Science Advances le 30 octobre 2019, ont fait l’objet d’un communiqué de presse par le CNRS.

Ils révèlent que les champs magnétiques de faible intensité délivrés de manière focalisée à une partie seulement du cerveau entraînent une modification de l’expression des gènes neuronaux et éliminent les connexions anormales dans le système visuel chez des souris.

Les chercheurs ont ainsi observé une excroissance axonale et une régénération in vivo et ex vivo.

Seules certaines basses fréquences  de stimulation semblent  efficaces pour réparer un circuit neuronal endommagé. Les chercheurs en ont conclu que les effets de la stimulation magnétique dépendent de la fréquence, du schéma et de la durée du nombre d’impulsions délivrées

Les chercheurs ont identifié pour la première fois le récepteur présumé pour ses stimulations magnétiques : le cryptochrome. Cette protéine est localisée un peu partout dans le corps.

Cette piste inattendue est  prometteuse pour développer un traitement contre les maladies neurologiques par stimulation magnétique.

Selon le communiqué du CNRS, « une connaissance approfondie du fonctionnement des récepteurs et des fréquences de stimulation est impératif pour mesurer l’efficacité et encadrer l’utilisation des appareils d’électrostimulation déjà en vente dans le commerce et utilisables à domicile ».

Sources :

Science Advances ,

CNRS

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