Traumatisme crânien léger: 15 minutes pour faire un diagnostic?

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Des chercheurs ont mis au point un boitier qui établit en 15 minutes un diagnostic de traumatisme crânien à partir d’une prise de sang.

L’article est paru le 14 septembre 2020 dans la revue « Journal of neurotrauma » .

L’étude a été réalisée aux États-Unis sur 1497 participants du 26 février 2014 au 27 juillet 2018 dans 18 centres de traumatologie .

Les scientifiques ont analysé en laboratoire la présence des biomarqueurs GFAP (protéine acide fibrillaire gliale) sur un prototype de test rapide et l’ont comparée à celle  du biomarqueur S100B et aux scanners crâniens des patients.

Les chercheurs ont croisé les résultats de leurs recherches entre 2 groupes de personnes dont 122 étaient sujettes à un traumatisme orthopédique (pour former le groupe témoin ) et 1 359 autres souffrant d’un  traumatisme crânien. Les analyses ont été réalisées dans les 24 h suivant la blessure.

On estime à environ 70 millions le nombre de nouveaux traumatismes crâniens dans le monde chaque année. Ils sont généralement provoqués par des accidents de la circulation, des agressions ou des chutes.

90% des traumatismes crâniens sont qualifiés de légers ou modérés.

Pourtant ces lésions peuvent bouleverser la vie des patients et parfois conduire à la mort.

Traumatisme crânien léger

L’étude conclut que le biomarqueur GFAP (protéine acide fibrillaire gliale) est plus révélateur de l’existence des traumatismes crâniens légers que  le biomarqueur S100B  habituellement utilisé pour prédire les traumatismes crâniens.

Les limites du test

Cependant cette avancée ne permettra pas une commercialisation immédiate du « boitier test » car  les chercheurs ne sont pas en mesure  de diagnostiquer  les traumatismes crâniens en cas de polytraumatisme provoqués par exemple par un  accident de la route ou par un  accident de sport. Pour cela, d’autres biomarqueurs devront être identifiés, en particulier ceux révélant  l’altération de la matière grise.

Lorsque  les scientifiques parviendront à parfaire le test (étendu à la détection en cas de polytraumatismes), sa commercialisation sera possible :les examens de scanners et les frais médicaux afférents seront alors considérablement réduits et les diagnostics de traumatismes crâniens se feront  beaucoup plus rapidement.

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