Un futur traitement des lésions cérébrales ?

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Des chercheurs de l’université Mc Gill, à Montréal (Québec), ont découvert une molécule capable de réparer les axones endommagés.

L’étude a été publiée dans la Revue « Neuron » le 8 mars 2017.

Les axones sont des conducteurs électriques de  l’information  entre les cellules neuronales. Leur endommagement est souvent à l’origine des séquelles des lésions de la moelle épinière, des accidents vasculaires cérébraux(AVC) ainsi que des diverses maladies neurodégénératives.

Traitement à base d’une protéine

C’est en observant la réaction des plantes à l’attaque d’un champignon, que les chercheurs ont constaté  la production d’une  molécule, la fusicoccine – A (par le champignon) qui stimule la pousse des racines de la plante alors que les feuilles se fanent !

axoneLa fusicoccine – A  affecte l’activité de la protéine « 14-3-3 » présente dans le végétal.

Cette petite protéine est présente chez les plantes et également chez l’homme, en particulier dans  le  cerveau. Ses fonctions neuroprotectrices ont  déjà été observées dans la réparation des dommages de l’ADN (acide désoxyribonucléique). En présence de maladies neurodégénératives, son expression est altérée.

Le test

Les chercheurs ont mis en culture des neurones lésés et la molécule. Dès le lendemain, ils ont pu constater en observant au microscope que les axones « poussaient comme de la mauvaise herbe ».

Leur conclusion: la fusicoccine –A permet d’exploiter la molécule « 14-3-3 » en stabilisant ses interactions avec d’autres protéines et permet ainsi de réparer les axones.

Réparer les lésions cérébrales

La Professeure Alyson Fournier, co-auteure de l’étude, souhaite   poursuivre l’étude aux cas de blessures chroniques car la capacité de se régénérer des axones diminue avec le temps. Or, l’expérience n’a été réalisée que sur des lésions récentes.

Elle espère développer de nouveaux traitements, notamment des médicaments qui permettraient d’éviter les injections dans la moelle épinière qui sont actuellement pratiquées dans les tests.

De nouveaux  travaux vont être entrepris notamment avec la découverte d’une autre combinaison entre la protéine « 14-3-3 » et la protéine GCN1 (régulateur de réponse au stress): la liaison des 2 molécules  serait un facteur important dans la croissance axonale induite par la fusicoccine -A.

Des études supplémentaires permettront la mise au point de traitements plus efficaces et plus ciblés, il faudra malheureusement patienter plusieurs années afin qu’elles soient réalisés.

source: Neuron

Image: Pixabay

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