Un médicament pour  protéger le cerveau après un traumatisme crânien « léger » ?

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Une étude réalisée en Israël par plusieurs professeurs de l’école de médecine de l’Université de Tel-Aviv et de l’Université hébraïque de Jérusalem a été publiée dans la revue PLOS ONE le 10 juin 2016 : elle laisse entrevoir la possibilité d’enrayer les conséquences du traumatisme crânien léger (TCL).

L’administration, dans l’heure qui suit le traumatisme crânien, d’une dose unique d’une protéine synthétisée par les chercheurs, le peptide TMX (thiorédoxine mimétique), réduit l’inflammation cérébrale à l’origine des séquelles.

Une grande part des traumatismes crâniens sont qualifiés de « légers ». Le qualificatif « léger » est pourtant mal approprié lorsque l’on sait que 50 % des personnes concernées voient leur quotidien bouleversé par divers troubles plus d’un an après le choc : troubles cognitifs, comportementaux, émotionnels, du sommeil etc… La plupart des TCL surviennent lors accidents ou de chutes et peuvent concerner tout un chacun. Ils ne sont pas systématiquement diagnostiqués faute  de pouvoir être détectés lors d’examens médicaux traditionnels. Il n’existe actuellement aucun moyen de soigner cette « épidémie silencieuse ». Ces troubles sont la conséquence de divers dérèglements biochimiques et cellulaires consécutifs au choc : la toxicité du glutamate, une perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, un stress oxydatif élevé  et surtout une inflammation à l’origine de la mort des cellules.

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Des tests effectués sur des souris de laboratoire, auxquelles les chercheurs ont injecté la molécule dans l’heure du TCL,  ont permis de constater le rétablissement de leurs capacités spatiales (test d’orientation dans un labyrinthe en Y) ainsi que de leur capacité d’apprentissage et de  reconnaissance d’objets nouveaux (test NOR). Le test portait également sur des cellules neuronales humaines cultivées in vivo et a révélé l’efficacité de la molécule pour inhiber l’enzyme à l’origine de l’inflammation (MAPK).

Le peptide, administré rapidement après un traumatisme crânien léger permettrait, en réduisant l’inflammation réactionnelle et le stress oxydatif des cellules, de rétablir les fonctions cognitives altérées par le choc.

Selon les chercheurs, d’autres tests seront nécessaires pour confirmer l’efficacité de ce futur traitement notamment pour soigner l’encéphalopathie traumatique chronique, comprendre en détail l’action et le rôle des différentes molécules ainsi que le mécanisme par lequel les activités anti-inflammatoires de ces médicaments contribuent à la restauration de la fonction cognitive après un traumatisme crânien léger.

Sources

http://journals.plos.org

http://siliconwadi.fr

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