Création du premier centre français de prise en charge des traumatisés crâniens légers !

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Qu’est-ce qu’un traumatisé crânien léger (TCL)?

Plusieurs critères sont pris en compte pour déterminer si une personne est victime d’un traumatisme crânien. Il s’agit d’un contact brusque entre les tissus cérébraux et la boîte crânienne qui peut être provoqué lors d’une chute ou d’un choc dans plusieurs contextes de la vie quotidienne (accident de la route, pratique d’un sport, accident du travail…) et qui crée une lésion cérébrale.

Le TCL est associé à un score de Glasgow initial compris entre 13 et 15, une perte ou non de connaissance inférieure à 30 minutes et une phase d’amnésie post-traumatique inférieure à 24h.

Les signes qui doivent alerter :

  • maux de tête persistants
  • vomissements,
  • somnolence,
  • crise d’épilepsie,
  • troubles visuels.

Au CHU de Kremlin-Bicêtre, une dizaine de personnes se présentent chaque jour  à la suite d’un TCL. Dans 80% des cas, les symptômes liés au TCL disparaissent progressivement mais dans 20% des cas ils persistent au-delà de 3 mois suivant le choc. On parle de syndrome post traumatique qui se traduit par divers troubles: céphalées, douleurs cervicales, fatigue, troubles du sommeil, intolérance au bruit, vertiges, troubles de la mémoire, de l’attention, apathie, troubles de l’humeur, grande anxiété etc…

Etablir le syndrome post-traumatique

L’Hôpital Bicêtre AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) évalue  les syndromes post traumatiques de ces patients. Dirigée par le Pr Nozar AGHAKHANI et le Dr. Anne HERBRECHT, une équipe multidisciplinaire propose un bilan complet de 3 h comprenant des examens cliniques et neurologiques, un bilan neuropsychologique et un bilan ergothérapique afin de déterminer quelle  prise en charge est nécessaire : suivi simple, examens complémentaires ou séances de rééducation.

L’importance d’agir au plus vite

Selon le Pr. AGHAKHANI « Plus on attend, plus il est difficile de sortir de cet état » alors qu’une prise en charge rapide permet de traiter les symptômes ou de prévenir leur évolution.

Chaque année en France 75000 personnes sont victimes d’un traumatisme crânien léger. Le manque d’information sur ce handicap invisible conduit à une mauvaise prise en charge des personnes qui en sont victimes : multipliant des consultations isolées de médecins spécialistes(ORL, psychiatre, généralistes) qui traitent des symptômes isolément alors qu’un bilan global est nécessaire, elles sont souvent  diagnostiquées à tort comme dépressives alors que leur état est la résultante de ce TCL qui a bouleversé leur système neurologique et les empêche de reprendre une vie normale.

 

Cette prise en charge est une réelle avancée, qui espérons-le, se développera à l’instar du Canada où depuis les années 90 un véritable parcours d’accompagnement complet des traumatisés crâniens est réalisé pendant  et après l’hospitalisation.

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