Des multiples traumatismes crâniens à l’adolescence facteurs de déclenchement de la Sclérose En Plaques (SEP) ?

0
1135

Une étude publiée le 25 septembre 2017 dans la Revue «  Annals of Neurology » établit un lien entre les traumatismes crâniens et la Sclérose en plaques.

Sur une période de 48 ans, des chercheurs suédois -Université de Örebro – ont étudié les cas de 7 292 enfants et adolescents admis à l’hôpital suite à une commotion cérébrale.

Le risque de développer la sclérose en plaque a été évalué une fois ces derniers devenus adultes.

Si le lien entre le traumatisme crânien et la SEP n’a pas été établi chez les enfants âgés de moins de 10 ans, un risque de 22% de développer la maladie chez les adolescents (âgés de de 11 à 20 ans)  a été constaté et il double pour les personnes qui, adolescentes toujours, ont subi plusieurs traumatismes crâniens.

L’interprétation donnée :

Le système nerveux central serait attaqué par un processus auto-immun développé par les adolescents qui détruirait la myéline, gaine protectrice des axones tandis que le développement cérébral plus long chez l’enfant préviendrait cette réaction.

Néanmoins, les commotions cérébrales ne sont pas systématiquement vectrices de la maladie :les origines en seraient une combinaison de facteurs environnementaux et des prédispositions génétiques. Comme le souligne l’auteur principal de l’étude Scott Montgomery: « La sclérose en plaques est causée par une combinaison de causes génétiques et d’expositions environnementales. La plupart des jeunes qui subissent un traumatisme crânien ne devraient pas s’inquiéter, car ils ne portent pas forcement les gènes nécessaires pour développer une SEP ».

Cette découverte permet de souligner encore une fois l’importance à donner à la prévention des traumatismes crâniens.

« Voici une raison supplémentaire de protéger les adolescents des traumatismes crâniens, en particulier s’ils présentent un risque de traumatismes répétés, notamment de lésions dues à la pratique sportive », dixit Scott Montgomery.

source : Annals of Neurology

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE