Détecter plus tôt les traumatismes crâniens et leur gravité potentielle

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Une étude parue sur le site nature.com publiée le 10 juillet 2017 révèle  la détection de 3 marqueurs permettant d’identifier dans l’heure suivant le choc  un traumatisme crânien.

Suite à un traumatisme crânien, le cerveau produit des protéines inflammatoires qui contribuent  à défendre l’organisme contre les lésions, mais une production trop importante de ces protéines est à l’origine de lésions cérébrales  secondaires qui vont se révéler plus tardivement…

Des chercheurs de l’université de Birmingham au Royaume-Uni ont effectué des analyses de sang sur un panel de 30 personnes qui venaient de subir une blessure externe à la tête dans l’ heure suivant le choc, puis au bout de 4h , 12h et 72 heures. Les résultats de ces prélèvements ont été comparés à un groupe témoin.

Ces analyses ont mis  en évidence des biomarqueurs des protéines AXIN1 et TRAIL permettant d’identifier dans l’heure suivant le choc l’existence d’un traumatisme crânien et les biomarqueurs de la protéine CST5 caractéristiques de l’existence d’un traumatisme crânien sévère.

Les scientifiques voient dans cette découverte l’occasion de détecter plus rapidement au moyen d’outils portatifs les traumatismes crâniens et de déterminer précocement la typologie du traumatisme. Ils envisagent  ainsi une meilleure prise en charge des lésions cérébrales secondaires à un stade précoce par transfusion, oxygénation du cerveau et des manœuvres évitant d’augmenter la pression intra crânienne. Cette découverte pourrait permettre également une meilleure prise en charge médicamenteuse notamment sur  le lieu de l’accident

Il existait jusqu’à présent  peu de moyens fiables de diagnostic d’un traumatisme crânien par l’analyse de la présence de  biomarqueurs (protéine tau, S100B essentiellement utilisés dans le diagnostic du traumatisme crânien dit « léger »…) Seul le recoupement de plusieurs tests peuvent aujourd’hui caractériser l’existence d’un traumatisme crânien :test de l’échelle de Glasgow coma, , le , tomodensitométrie(scanner) ,doppler transcrânien etc… utiles pour déterminer le degré du traumatisme crânien dit « léger », modéré ou grave. Mais aucun test ne permettait jusqu’à présent d’identifier si tôt le risque de blessures secondaires.

Cette étude révèle d’autre part que, selon l’Organisation mondiale de la santé, d’ici 2020, les lésions cérébrales traumatiques  deviendront la principale cause  mondiale de déficience neurologique, dans tous les groupes d’âges confondus. Le traumatisme crânien reste une épidémie silencieuse et un handicap invisible qui devient un enjeu majeur de santé publique.

A quand une prise de sang systématique suite à un accident ou à une agression ayant conduit à un choc à la tête ?

Source: nature.com

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