Commotion cérébrale et perte de l’odorat

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Hyposmie

Selon une étude parue dans la revue Brain Injury le 21 juin 2019 et réalisée par les chercheurs de l’université de Montréal (Canada), les personnes victimes d’une « légère commotion cérébrale » peuvent perdre dans leur odorat temporairement. À cette perte d’odorat peuvent être  associés des troubles anxieux et de la dépression.

Une «  légère » commotion cérébrale peut laisser des séquelles très invalidantes telles que: des maux de tête, de la fatigue des troubles neurologiques, psychologiques et sensoriels.

 Selon Fanny Lecuyer Giguère, auteure principale de l’étude: « Il est important que les patients signalent toute perte d’odorat, car ce n’est pas quelque chose que leur médecin généraliste ou urgentiste demande spontanément » .

L’étude a comparé 20 patients ayant subi une légère commotion cérébrale suite à un accident de ski à 22 patients ayant subi un autre dommage corporel sans commotion cérébrale (fracture d’un membre par exemple). 24 heures après l’accident, les patients ont dû identifier des odeurs synthétiques de rose, de coût de girofle, de solvants etc..

Résultat : plus de la moitié des personnes ayant subi une légère commotion cérébrale avaient perdu l’odorat alors que chez les autres patients, seuls 5 % présentaient ce trouble. Si un an plus tard, les patients  avaient récupéré leur odorat, les symptômes d’anxiété parus depuis la commotion étaient restés présents chez 65 % d’entre eux.

Les chercheurs en concluent que les patients doivent informer leur médecin de leur perte d’odorat ainsi que de leur sentiment d’anxiété ou de dépression suite à une commotion. Ils souhaitent également que les médecins conseillent à leurs patients de surveiller si ces symptômes apparaissent dans les semaines qui suivent l’accident.

« C’est une question de sensibilisation : plus on dit aux gens de surveiller les signes de perte olfactive et d’anxiété, plus il sera facile pour les médecins d’y répondre. » dixit Fanny Lecuyer Giguère

Les futures études devraient inclure un échantillon plus important pour examiner le lien entre l’anxiété et l’olfaction.

Les chercheurs souhaitent ajouter une batterie complète de tests cognitifs pour analyser plus précisément ces données relatives aux séquelles après une commotion cérébrale.

 

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